Quand la décision fut prise, le choix d’y aller en voiture s’est imposé parce qu’il représentait une économie importante. Quatre personnes pour se partager les frais valent mieux que quatre billets d’avion et une voiture de location à l’arrivée, surtout qu’il fallait y inclure les frais de parking pour huit jours à l’aéroport de départ. Ce choix impliquait donc de traverser une partie de la France et toute l’Espagne, du Perthus à la frontière Portugaise, à cinq kilomètres de Badajoz, 1621 kilomètres plus loin. Un départ à six heures le samedi nous a permis de nous retrouver le soir même, à vingt heures trente dans une petite chambre d’hôtel aux portes de la ville de Trujillo, ville espagnole située à 150 kilomètres de la frontière. La pluie, le vent, le froid, la brume nous ont accompagnés tout au long de la journée, et notre visite nocturne de Trujillo nous révèle une ville charmante qui mériterait une température plus douce et un crédit d’heures plus important. Ce soir là, l’équipe de football du Réal de Madrid rencontre celle du Barça de Barcelone. Aie aie aie. Il y a de l’hidalgo dans tous les bars et les écrans des télévisions sont tous branchés sur le même film. La plupart des espagnoles se contentent du menton de leurs maris qui eux, ne savent pas trop ce qu’ils mangent ni avec qui ils sont venus.